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Bien comprendre les marquages de vos lunettes de protection et leur protection

Fabien VERMOT-DESROCHES - Responsable Recherche et Développement
Équipements de protection individuelle

L’œil est l’organe sensoriel à la fois le plus important et le plus fragile. Bien le protéger avec des lunettes ou masques de protection requiert de choisir l’équipement adéquat. 

La norme EN 166

La norme EN 166 est applicable à tous les types de protecteurs individuels de l’œil utilisés contre les divers dangers susceptibles d’endommager l’œil ou d’altérer la vision, à l’exception des rayonnements d’origine nucléaire, des rayons X, des émissions laser et des rayonnements infrarouges (IR) émis par des sources à basse température. La conformité à la norme EN 166 garantit également une résistance de la lunette une résistance de la lunette contre les chutes sur sol dur, le vieillissement dû à la lumière, la corrosion ou la chaleur, par exemple sur sol dur, le vieillissement dû à la lumière, la corrosion ou la chaleur, par exemple..

La conformité à la norme EN 166 garantit également une résistance de la lunette contre les chutes sur sol dur, le vieillissement dû à la lumière, la corrosion ou la chaleur, par exemple.

C’est cette norme qui spécifie le marquage de l’oculaire et des branches des lunettes de protection.

- Le marquage de l’oculaire -  

La désignation du filtre de l’oculaire

Les caractéristiques de facteur de transmission d’un filtre sont représentées par un numéro d’échelon. Ce numéro est une combinaison du numéro de code et de la classe de protection du filtre, les deux séparés par un tiret.  Le marquage C, placé après le numéro de code, indique, en outre, que la perception des couleurs est non altérée par le filtre.

Les numéros des filtres assurant une protection contre les ultra-violets commencent par 2 (norme EN 170), ceux assurant une protection contre les infrarouges par 4 (norme EN 171), et enfin ceux concernant les filtres solaires par 5 (norme EN 172).

La classe de protection du filtre donne une indication sur le facteur de transmission du filtre.

Dans les UV, une classe de protection de 1,2 correspond par exemple à un facteur de transmission entre 74,4% et 100% : le filtre sera incolore ou très clair. Plus la classe de protection est élevée, plus le filtre est foncé.

Le numéro d’échelon des filtres de soudage (norme EN 169) ne comprend pas de numéro de code, il est uniquement composé de la classe de protection. 

La classe optique

Les exigences sur la qualité optique des lunettes de protection ont pour but d’offrir aux porteurs une vision confortable et non altérée. Trois classes optiques sont définies dans la norme EN 166 :

  • La classe optique 1 assure une qualité optique parfaite sans distorsion. Une lunette de protection de classe optique 1 peut être portée tout au long de la journée, sans risque de fatiguer les yeux du porteur ou de lui causer des maux de tête.
  • La classe optique 2 est utilisable pour un port intermittent.
  • La classe optique 3 n’est utilisable que pour des travaux brefs et occasionnels 

Résistance mécanique

Plusieurs niveaux de résistances mécaniques sont décrits dans la norme EN 166. Ils visent à protéger le porteur contre la projection de particules (copeaux de métal ou de bois, poussières, etc.) dans les domaines comme le ponçage, le meulage, le fraisage ou les travaux forestiers.

  • Solidité renforcée : les oculaires doivent résister au choc d’une bille d’acier de 43 g et de 22 mm de diamètre lancée à une vitesse de 5,1 m/s. Ces oculaires sont marqués « S ».
  • Impact à faible énergie : les oculaires doivent résister au choc d’une bille d’acier de 0,86 g et de 6 mm de diamètre lancée à 45 m/s (soit 162 km/h). Ces oculaires sont marqués « F ».
  • Impact à moyenne énergie : le test est similaire au précédent, la vitesse étant de 120 m/s (soit 432 km/h). Le marquage sera « B ».
  • Impact à haute énergie : le test est encore une fois similaire, la vitesse étant de 190 m/s (soit 684 km/h). Ces oculaires sont marqués « A »

Pour réaliser ces tests, la température est de 23°C. Pour des lunettes de protection destinées à être portées dans des conditions dites « extrêmes », la norme EN 166 prévoit d’effectuer des tests à -5° et +55°C. Les oculaires réussissant ces tests sont marqués en plus de la lettre « T ». Ce symbole est utilisé conjointé avec les symboles « F », « B » ou « A ». 

Les exigences optionnelles

Le symbole 9 est apposé aux oculaires non-adhérents aux métaux fondus et résistant à la pénétration de solides chauds.

Le symbole K marque la résistance à la détérioration des surfaces par les fines particules. Plus d’information sur la résistance aux rayures des lunettes

Le symbole N est apposé aux oculaires résistants à la formation de buée. 

Le marquage CE

Il atteste que la lunette de protection est conforme aux exigences essentielles de la directive européenne qui la concerne et satisfait aux procédures de certification qui lui sont applicables.

Le marquage des branches

Comme pour le marquage des oculaires, le marquage sur la monture indique :

  • Identification du fabricant
  • Résistance mécanique
  • Le marquage CE.

En termes de résistance mécanique, si le marquage de la monture diffère de celui de l’oculaire, on retiendra pour les deux la valeur minimale. Ainsi, même si l’oculaire d’une lunette à branche résiste à une bille d’acier lancée à une vitesse supérieure à 45 m/s, celle-ci sera toujours marquée « F » car aucune branche ne peut résister à une bille d’acier lancée à plus de 45 m/s.

Il convient de sélectionner des lunettes-masques pour les protéger contre les impacts à moyenne énergie et des écrans faciaux contre les impacts à haute énergie.

En plus de cela, le domaine d’utilisation est renseigné sur le marquage de la monture.